Si le fabricant constate que l’élaboration et la communication entre les différents appareillages de mesure devient de plus en plus complexe en requérant des compétences informatiques croissantes, il faut reconnaître que leur utilisation va, en revanche, vers une constante simplification pour les installateurs et entreprises de maintenance. Explications de Philippe Weyer, responsable produits chez Testo.
testo philippe weyerFiliére Pro – La conception des matériels a donc connu une importante évolution ?

Philippe Weyer – Oui considérable et, somme toute, assez récente. On peut dire que depuis 2 ans, les appareils de mesure ont subi une petite révolution. Alors qu’avant ils se contentaient uniquement de
« mesurer », laissant le soin a l’utilisateur d’interpréter les mesures, ils sont désormais capables d’analyser, de stocker des données, d’éditer des rapports, de communiquer et bien sûr d’être connectes.
Pour prendre l’exemple de l’appareil le plus utilisé – l’analyseur de combustion – notre gamme se compose aujourd’hui de 30 % de modèles connectes et ce n’est qu’un début L’évolution est irréversible et les gammes sont en passe de devenir majoritairement connectées, même si cela ne nous empêche pas de proposer encore des appareils que l’on pourrait qualifier de « basiques ».

Et cette évolution est bénéfique pour les professionnels de terrain ?

Philippe Weyer – Sans aucun doute, car ces appareils intuitifs, tactiles, et conviviaux sont très faciles a utiliser. Ils s’emploient via une application sur smartphone ou sur tablette Ils permettent, en plus, un gain de temps considérable. Directement chez le client, lors d’un entretien, il devient possible d’éditer un compte rendu d’intervention et d’établir un diagnostic de l’installation Tout peut être archivé, envoyé par mail… Bref, l’appareil se charge d’assurer une véritable gestion de la maintenance en fonction des applications et des programmes adoptés.
Les professionnels deviennent ainsi autonomes très rapidement et notre intervention n’est quasiment plus nécessaire.

La progression technologique des équipements de chauffage est-elle directement liée à cette évolution ?

Philippe Weyer – Pas seulement, il s’agit aussi d’une réponse aux nouveaux besoins de traçabilité, d’efficacité, de précisions, d’attestation pour la clientèle, de suivi de la réglementation, de procédures à respecter… D’ailleurs nos équipements conviennent parfaitement aux installations neuves, comme aux anciennes C’est bien la preuve que ce sont les métiers du chauffage qui ont change et qui sont à l’origine de nos nouvelles offres Les technologies de communication nous ont donc permis de nous adapter pour leur permettre d’exercer au mieux leur activité.

Quelles sont les futures pistes de développement ?

Philippe Weyer – Toujours améliorer la communication, étendre la compatibilité et simplifier l’utilisation entre les différents équipements avec, par exemple, l’utilisation d’une seule et même inter face. Nos préoccupations sont donc d’exploiter au maximum les possibilités offertes par l’informatique…bien que cette spécialité ne fasse pas partie de notre cœur de métier. Évolution oblige !

Filière Pro Magazine Hors-série / Juin 2016 / Page : 28 / Journaliste : Virginie Betatti