Picto_Testo_BatimentsLe CO ambiant, appelé aussi monoxyde de carbone, est un gaz dangereux pour l’homme. Il se forme généralement dans des appareils à combustion (chaudière, groupe électrogène, etc.) peu entretenus ou mal réglés. Surveiller la présence de monoxyde de carbone dans les bâtiments est donc indispensable pour préserver la santé des occupants. Zoom sur les bons gestes pour effectuer cette mesure.

Qu’est-ce que le monoxyde de carbone ?
Le monoxyde de carbone, ou CO ambiant, résulte de la combustion incomplète d’un gaz, de fioul ou de bois, dans une atmosphère appauvrie en oxygène.
Ce gaz invisible, inodore et non-irritant n’est pas détectable par l’être humain. Pour autant, ses conséquences sur l’organisme peuvent être mortelles en moins d’une heure. Les signes d’alerte d’une intoxication au monoxyde de carbone sont des maux de tête, des nausées et des vomissements. Plus l’exposition au gaz a été longue, plus l’intoxication est grave.

Toute combustion peut potentiellement émettre du monoxyde de carbone, par exemple à partir d’une chaudière, d’un groupe électrogène ou d’un poêle à pétrole. Les origines de la formation de CO ambiant sont multiples. Elles sont souvent liées à la vétusté des appareils à combustion, à un mauvais réglage ou à un entretien défaillant ou inexistant. D’autres facteurs peuvent également jouer un rôle dans sa formation : l’obturation ou l’encrassement du conduit d’évacuation, une amenée d’air neuf absente ou insuffisante, une hauteur de sortie toit insuffisante par rapport au faitage ou encore des conditions climatiques défavorables.

Les bons gestes pour mesurer le CO ambiant
Le monoxyde de carbone est présent à faible teneur dans l’atmosphère. Il est mesuré en ppm (partie par million, équivalent à 1/10 000ème de %). Il doit donc être relevé avec une grande précision compte tenu de sa dangerosité.
Les différentes réglementations concernées fixent des seuils limite de tolérance :

• entre 0 et 10 ppm, le monoxyde de carbone ne représente pas de danger,
• au-delà de 50 ppm, l’arrêt de l’appareil à combustion est requis et doit être considéré comme un Danger Grave Immédiat (DGI).

La mesure du CO ambiant doit être réalisée dans le voisinage du générateur thermique pendant au moins 30 secondes. Elle s’effectue à l’aide d’un analyseur de combustion comme le testo 330i, ou d’un appareil spécifique de type testo 317-5. Cet équipement se place dans la pièce où se situe le générateur thermique et fonctionne en continu. En cas de présence de monoxyde de carbone, une alarme sonore et visuelle se déclenche. Le testo 317-5 est conçu pour fonctionner 4 ans sans entretien ni étalonnage.

Pour éviter de faire une erreur sur la valeur du zéro et garantir la précision des résultats, il est fortement recommandé de calibrer au préalable l’appareil de mesure à l’extérieur de la pièce contenant le générateur thermique, en l’absence de monoxyde de carbone.

Il a été démontré que l’entretien régulier d’une chaudière réduisait la formation de monoxyde de carbone. Cette mesure est donc nécessaire, notamment lors de la visite d’entretien annuelle de la chaudière, en particulier sur les chaudières non-étanches.