Si le sport en plein air est bon pour la santé, il faut toutefois se méfier du taux de pollution de l’atmosphère, qui peut avoir l’effet inverse. Dans les grandes agglomérations, où les alertes à la pollution sont de plus en plus fréquentes, comme dans les campagnes, la qualité de l’air doit être mesurée de manière précise et régulière pour préserver la santé de tous. 

L’invisible n’est pas forcément inoffensif

Sur les cartes de pollution atmosphérique dressées aujourd’hui, l’unité de mesure des particules est le microgramme. Cette unité permet de représenter les particules suffisamment grosses pour retomber au sol sous l’effet de la gravité et des intempéries (pluie, vent, …).

Toutefois, il existe une autre catégorie de particules beaucoup plus petites : les nanoparticules. Leur taille varie entre 1 et 999 nanomètre, soit 1 million de fois plus petite qu’un millimètre. Celles-ci restent en suspension dans l’air et pénètrent dans l’organisme en profondeur, de manière insidieuse. Contrairement aux particules mesurées sur les cartes qui révèlent une pollution à un instant donné, elles sont un indicateur permanent de la pollution atmosphérique. Invisibles, elles ne sont pas pour autant inoffensives et leurs effets sur l’organisme commencent seulement à être connus.

Les particules de silice mésoporeuse, par exemple, mesurent entre 500 et 10 000 nanomètres. Elles sont responsables de nombreuses pathologies, comme la silicose et certains cancers. Imaginez les effets de particules encore plus petites !

En effet, les chercheurs considèrent à l’unanimité que les particules inférieures à 100 nanomètre sont dangereuses pour l’organisme. Pour éviter toute controverse liée aux unités de mesure utilisées, ils ont aussi établi une unité universelle, la LDSA (Lung Deposited Surface Area), qui mesure la zone de surface impactée par les nanoparticules au niveau pulmonaire en µm2/cm3.

Choisir le bon appareil de mesure

Pour évaluer la concentration de nanoparticules dans l’air, il est important de s’équiper d’appareils de mesure performants, capables de détecter les particules les plus fines.

C’est le cas par exemple du testo DISCmini. Cet appareil enregistre simultanément le nombre de particules de 10 à 700 nm ainsi que leur taille moyenne (de 10 à 300 nanomètres) et leur valeur LDSA avec une résolution temporelle de 1 Hz. Il permet de cartographier facilement des zones assez grandes avec une multitude de points de mesure, même sur de longues périodes. C’est l’allié idéal des équipes de surveillance de la qualité de l’air des villes, à l’extérieur comme dans les bâtiments !