La réglementation ErP

Que devez-vous savoir à propos de la mesure NO?

Lorsque la directive sur les produits liés à l’énergie (ErP) a été mise en œuvre pour la première fois dans les secteurs du chauffage domestique et commercial, il ne s’agissait que des premières étapes d’un durcissement de la législation pour les fabricants. Depuis le 26 septembre 2018, la phase suivante de la directive a été mise en place, qui fixe des niveaux d’émission maximales d’oxydes d’azote (NOx) pour tous les nouveaux systèmes de chauffage et d’eau chaude d’une puissance allant jusqu’à 400 kW.

Ces nouvelles limites de NOx correspondent à un maximum de 56 mg / kWh pour les chaudières au gaz et au GPL, et à 120 mg / kWh pour les chaudières fioul. Toutes les chaudières fournies par les fabricants devront être conformes aux nouveaux seuils de NOx. Une idée fausse répandue est que les niveaux de NOx sont liés à l’efficacité énergétique, mais ceci est faux.

La mesure des NOx est en fait directement liée à la mesure des gaz de combustion, les oxydes d’azote se forment à des températures élevées dans le processus de combustion. La raison pour laquelle les niveaux de NOx font l’objet d’une surveillance croissante est l’effet qu’ils peuvent avoir sur la qualité de l’air et la santé, en particulier dans les grandes villes où une combinaison de NOx provenant des véhicules, de centrales thermiques et d’industries peut souvent se cumuler pour former des niveaux de pollution élevés.

Les NOx jouent un rôle de précurseur sur la formation d’ozone dans la basse atmosphère, contribuent aux pluies acides qui affectent les sols et les végétaux, et contribuent à la formation de nitrates dans les sols. Le monoxyde d’azote NO est non toxique pour l’homme aux concentrations environnementales, le dioxyde d’azote NO2 est un irritant pour les bronches (il augmente la fréquence et la gravité des crises chez les asthmatiques et favorise les infections pulmonaires infantiles).

En prenant la région parisienne comme exemple, on estime que près de 20% des émissions de NOx proviennent désormais des installations de chauffage. L’objectif est d’introduire une technologie « plus verte » pour tenter de réduire les niveaux de pollution et donc de réduire les 4166 décès annuels franciliens prématurés qui sont directement imputables à une mauvaise qualité de l’air (pollution multi-sources selon les chiffres de CRIT’AIR). Les installateurs de ces nouvelles chaudières à faible émission de NOx ne sont actuellement pas tenus de contrôler ces valeurs de NOx dans le cadre d’une installation ou d’un entretien, car les fabricants auront eux-mêmes soumis leurs chaudières à un processus de certification de type pour s’assurer qu’elles respectent les directives de la réglementation. Lors de l’entretien d’une chaudière de 4 à 400 kW, il s’agit d’une évaluation de polluants NOx et non d’une mesure.

Précision technique à noter : pour obtenir une valeur « totale et réelle » de NOx, l’analyseur de gaz de combustion doit mesurer à la fois les composants gazeux NO (monoxyde d’azote) et NO2 (dioxyde d’azote).

La combustion d’une chaudière gaz ou fioul n’émet principalement en NOx que du gaz NO et une part négligeable de NO2, de quelques ppm (partie par million). C’est pourquoi on se contentera souvent d’analyseurs de gaz de combustion à 3 capteurs qui ne peuvent mesurer que le composant NO. On applique ensuite un pourcentage de correction de NO2 pour obtenir une valeur totale de NOx. On parle de NOx calculés. Certains analyseurs plus sophistiqués à 4 capteurs tel que le testo 340 peuvent avoir des cellules de mesure pour le NO et le NO2, permettant ainsi d’obtenir une valeur réelle mesurée du NOx. Ceux-ci pourront être utilisés pour les mesures sur les installations de cogénération, en présence jusqu’à part égale de NO et NO2. Il est alors important d’en mesurer la part exacte de NO2.

Le nouvel analyseur de gaz de combustion testo 300 offre aux entreprises de maintenance et aux metteurs au point la possibilité d’équiper un capteur de NO monté d’origine ou ultérieurement. Le testo 300 Premium possède également d’autres caractéristiques clés qui lui permettent de fonctionner efficacement jusqu’à 400 kW sur les chaudières domestiques, à l’aide du système sans équivalent de « dilution » automatique qui permet à l’analyseur d’aller au-delà de sa plage normale de 4 000 ppm et continue à mesurer jusqu’à 15 000 ppm sans risquer d’endommager le capteur de CO. Une variante permet d’accroître la plage de 8 000 ppm jusqu’à 30 000 ppm.

Avec son fonctionnement innovant utilisant un écran couleur HD de 5 ”apportant toute la flexibilité à laquelle nous nous sommes habitués avec les smartphones, le testo 300 offre également à l’utilisateur une base de données clients pour garantir que les enregistrements soient conservés de manière simple.Enfin, les capteurs « longue durée de vie » sont conçus pour durer au moins 5 ans, ce qui permet de réduire les coûts d’utilisation.